Page d'accueil

Poésie 4

Poésie 6

Poésie 7

Début de page : touche "d"

Nous aimerions vous rappeler que la traduction des poésies des WingMakers est une tâche ardue qui ne rend qu'approximativement le sens du texte original en anglais...

 

Poésie des WingMakers : Chambre 1

 

 

Compassion

 

Les anges doivent être confondus par la guerre.

Des deux cotés il y a une prière de protection,

Pourtant il y a toujours quelqu'un qui est blessé.

Quelqu'un qui meurt.

Quelqu'un qui crie si intensément

Qu'ils en perdent leur état de sérénité.

 

Les anges doivent être confondus par la guerre.

Qui peuvent-ils aider ?

Qui peuvent-ils purifier ?

Quelle pitié peuvent-ils jeter sur l'impitoyable ?

Pas un modeste cri ne peut être entendu.

Pas une pure douleur ne peut être sentie.

Tout est clair pour les anges

Excepté dans la guerre.

 

Quand je m'éveillai à cette vérité

C'était du fait d'un rêve que j'eus la nuit dernière,

Je voyais deux anges s'entretenant dans un champ de bataille

D'esprits d'enfants qui s'élevaient telle une fumée d'argent.

Les anges étaient en train de se disputer

Sur le coté qui était bon

Et sur celui qui était mauvais.

Qui a commencé le conflit ?

 

Soudain, les anges s'immobilisèrent

Tel un balancier suspendu

Et ils envoyèrent leur compassion

A la fumée montante

D'âmes qui portaient le filigrane de la guerre.

Ils se tournèrent vers moi avec ces yeux

de la bibliothéque de Dieu,

Et tous les éclats tombés

Furent élevés à l'unisson,

Fondus comme le souffle

Des flammes d'un fourneau sacré.

 

Rien dans la guerre n'apporte la destruction

Si ce n'est l'illusion d'être séparé.

J'ai entendu cette parole si clairement que je pourrais seulement

La consigner ici comme une signature contrefaite

Je me souviens de la compassion,

Montueuse, dimensionnée à l'univers.

Je pense à une minuscule tache encore collé sur moi,

Comme les filandres

Venant d'une toile d'araignée.

 

Et maintenant, quand je pense à la guerre,

J'éparpille ces filandres dans tout l'univers,

Espérant qu'ils se colleront à d'autres comme ils le firent à moi,

Unissant anges et animaux

A la grâce de la compassion.

Le reticulum de notre maison celeste.

 

 

 

Prêter l'oreille

Je suis en train d'écouter un son au delà des sons

Qui traque le pays de mes rêves,

Entrant dans des espaces de lumière fossile

Si antique qu'elles sont emplis par la vérité.

 

Je suis en train d'écouter un son au delà de nous même

Qui traverse dans l'épine dorsal

L'échelle invisible de la bibliothèque d'Orphée.

Là où des livres rebelles se delectent en une lumière intarissable.

Imprimés en gris, mots minuscules avec la profondeur de sables mouvants

Décorés avec un tel soin qu'ils

Rendraient spirituel un fantôme, et Dieu,

Un télescope tourné en arrière sur lui-même

nous rêvant éveillé.

 

Des pensées qui jamais ne fleurissent me cernent

Telle une régate de bateaux sans aucun équipage.

J'écoute comme le léopard,

Me montrant charitable au delà des corps en quarantaine

Malades de la mousson des coeurs silencieux.

Il y a une certaine magie

Dans le battement de coeur dont je recherche le bruit dans les foules,

Mais elle est encore au dessous du battement où je souhaite arriver.

Au dessous du son de toute choses

Blotti contre les cuvettes de cheminement

qui tournent leurs têtes au bruit des étoiles.

 

Je suis en train d'écouter un bruit libéré,

Si vide qu'il fixe directement avec la pureté

Pour contempler

Dans la noire folie du temps

Des visions se répandant qui oscillent dans nos utérus

Soutenant les formes radiantes comme substrat de notre forme.

 

Quand je regarde l'aiguille de la boussole

Je vois un limbe d'humilité

Courbée par une force cueillie comme pluie sauvage

Canalisée dans des conduits d'égout.

Exécutant sous terre

Dans des canaux tangibles qui frémissent,

Se moquant de nous comme si nous étions perdus

Dans le ciel-monde sans aucun canal pour notre

Voyage.

 

Je suis en train d'écouter un son

Dans votre voix,

Passée le broussailleux terrain de votre porte

Où mon oreille écoute mais de l'autre côté.

Au dessous de votre coeur par où les mots vont

Maladroits

Et consomme légerement la délicate construction

de vies mélangées.

Je puis seulement écouter le bruit que je sais être là,

scintillant en cette état imprononçable, apatride

Extrait de membres si innocents

Qu'elles réparent la chair des coeurs.