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Nous aimerions vous rappeler que la traduction des poésies des WingMakers est une tâche ardue qui ne rend qu'approximativement le sens du texte original en anglais...
Poésie des WingMakers : Chambre 1
Compassion
Les anges doivent être confondus par la guerre.
Des deux cotés il y a une prière de protection,
Pourtant il y a toujours quelqu'un qui est blessé.
Quelqu'un qui meurt.
Quelqu'un qui crie si intensément
Qu'ils en perdent leur état de sérénité.
Les anges doivent être confondus par la guerre.
Qui peuvent-ils aider ?
Qui peuvent-ils purifier ?
Quelle pitié peuvent-ils jeter sur l'impitoyable ?
Pas un modeste cri ne peut être entendu.
Pas une pure douleur ne peut être sentie.
Tout est clair pour les anges
Excepté dans la guerre.
Quand je m'éveillai à cette vérité
C'était du fait d'un rêve que j'eus la nuit dernière,
Je voyais deux anges s'entretenant dans un champ de bataille
D'esprits d'enfants qui s'élevaient telle une fumée d'argent.
Les anges étaient en train de se disputer
Sur le coté qui était bon
Et sur celui qui était mauvais.
Qui a commencé le conflit ?
Soudain, les anges s'immobilisèrent
Tel un balancier suspendu
Et ils envoyèrent leur compassion
A la fumée montante
D'âmes qui portaient le filigrane de la guerre.
Ils se tournèrent vers moi avec ces yeux
de la bibliothéque de Dieu,
Et tous les éclats tombés
Furent élevés à l'unisson,
Fondus comme le souffle
Des flammes d'un fourneau sacré.
Rien dans la guerre n'apporte la destruction
Si ce n'est l'illusion d'être séparé.
J'ai entendu cette parole si clairement que je pourrais seulement
La consigner ici comme une signature contrefaite
Je me souviens de la compassion,
Montueuse, dimensionnée à l'univers.
Je pense à une minuscule tache encore collé sur moi,
Comme les filandres
Venant d'une toile d'araignée.
Et maintenant, quand je pense à la guerre,
J'éparpille ces filandres dans tout l'univers,
Espérant qu'ils se colleront à d'autres comme ils le firent à moi,
Unissant anges et animaux
A la grâce de la compassion.
Le reticulum de notre maison celeste.
Prêter l'oreille
Je suis en train d'écouter un son au delà des sons
Qui traque le pays de mes rêves,
Entrant dans des espaces de lumière fossile
Si antique qu'elles sont emplis par la vérité.
Je suis en train d'écouter un son au delà de nous même
Qui traverse dans l'épine dorsal
L'échelle invisible de la bibliothèque d'Orphée.
Là où des livres rebelles se delectent en une lumière intarissable.
Imprimés en gris, mots minuscules avec la profondeur de sables mouvants
Décorés avec un tel soin qu'ils
Rendraient spirituel un fantôme, et Dieu,
Un télescope tourné en arrière sur lui-même
nous rêvant éveillé.
Des pensées qui jamais ne fleurissent me cernent
Telle une régate de bateaux sans aucun équipage.
J'écoute comme le léopard,
Me montrant charitable au delà des corps en quarantaine
Malades de la mousson des coeurs silencieux.
Il y a une certaine magie
Dans le battement de coeur dont je recherche le bruit dans les foules,
Mais elle est encore au dessous du battement où je souhaite arriver.
Au dessous du son de toute choses
Blotti contre les cuvettes de cheminement
qui tournent leurs têtes au bruit des étoiles.
Je suis en train d'écouter un bruit libéré,
Si vide qu'il fixe directement avec la pureté
Pour contempler
Dans la noire folie du temps
Des visions se répandant qui oscillent dans nos utérus
Soutenant les formes radiantes comme substrat de notre forme.
Quand je regarde l'aiguille de la boussole
Je vois un limbe d'humilité
Courbée par une force cueillie comme pluie sauvage
Canalisée dans des conduits d'égout.
Exécutant sous terre
Dans des canaux tangibles qui frémissent,
Se moquant de nous comme si nous étions perdus
Dans le ciel-monde sans aucun canal pour notre
Voyage.
Je suis en train d'écouter un son
Dans votre voix,
Passée le broussailleux terrain de votre porte
Où mon oreille écoute mais de l'autre côté.
Au dessous de votre coeur par où les mots vont
Maladroits
Et consomme légerement la délicate construction
de vies mélangées.
Je puis seulement écouter le bruit que je sais être là,
scintillant en cette état imprononçable, apatride
Extrait de membres si innocents
Qu'elles réparent la chair des coeurs.